Activités: Dimanche en concert avec la maîtrise de l’Opéra Royal de Wallonie

La maîtrise de l’Opéra Royal de Wallonie réunit une trentaine de jeunes de 7 à 18 ans.
Très majoritairement des filles : ils ne sont que deux garçons… Deux fois par semaine, ils se rassemblent autour de Jean-Claude Van Rode.
Et c’est parti pour deux heures de répétitions.

C’est du bout de ce couloir que s’échappent les « do sol la si ré la si ré sol do ré » vocalisés sur les notes du piano droit. Quand on passe la tête, les lieux sont comme on se les imagine : lambrissés pour favoriser l’acoustique, décorés de photos de spectacles et de vieilles affiches. Les pupitres sont placés dans une forme qu’on devine être un arc de cercle. Derrière eux, les enfants sont assis et tournent les pages de leur cahier au gré des chants qui doivent être mémorisés. Ce seront des airs classiques d’opéra ou de la variété. En français,en anglais, en italien ou encore en russe.

Dans une joyeuse ambiance, même si on est à quelques jours d’un concert, Jean-Claude Van Rode se montre directif, interroge sa classe sur l’opportunité d’une liaison ou fait preuve d’humour lorsqu’il déclare « on la refait pour voir si ce n’était pas un hasard ! ».

Déjà inscrite à l’Académie Grétry, Irina (14 ans) a intégré la maîtrise il y a trois ans. Elle a été rejointe six mois plus tard par Elias (12 ans). Tout deux s’accordent sur la convivialité qui règne dans le studio : « c’est comme une famille, tout le monde s’entend bien, on peut se confier des secrets ». Claire (17 ans) complète : « et puis c’est une bonne formation car, plus tard, j’aimerais m’inscrire au Conservatoire, à Bruxelles ou à Namur, et faire du chant mon métier ».

Juliette (13 ans) aime tout. Carrément. « Ce sont mes parents qui m’ont poussé à venir et je ne regrette pas car j’ai déjà participé à plusieurs spectacles, comme Tosca, La Bohème ou Boris Godounov ». Il en va de même pour la petite Selène (7 ans) : « j’aime la musique même si parfois ça va trop vite alors je suis perdue… ».

« Parfois, se désole Elias, on se moque de nous ou on nous prend pour des bêtes curieuses ». « C’est vrai, poursuit Inès, dans la cour de l’école, les copains nous demandent de chanter un air d’opéra ».

Précisément, l’opéra prend-il beaucoup de place dans leur vie ?
« A part les leçons de la maîtrise, non. J’aime le hip-hop ». Après la pause, les répétitions reprennent. Et même si des affichettes rappellent que les GSM sont interdits, cela n’empêchera pas l’un ou l’autre d’envoyer des SMS… La maîtrise, fût-elle de l’Opéra, reste un lieu de vie. D’aujourd’hui. De jeunes.

15 janvier 2012 – Dimanche en concert – Concert de la maîtrise

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