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1820-2020 : l’Opéra fête son Bicentenaire ! En attendant que la teneur de cet événement exceptionnel ne soit dévoilée, l’Opéra vous invite à retracer ses 200 ans d’histoire. Chaque vendredi, un épisode vous fera voyager dans le temps.

Le fronton de l’Opéra, un clin d’œil à la Grèce antique

Depuis 1903, Apollon trône sur le plafond de la salle principale, juste au-dessus de vos têtes, grâce au peintre Emile Berchmans. Quelques années plus tard, c’est son frère Oscar, sculpteur, qui installera lui aussi la divinité, mais cette fois en façade. D’abord provisoire en 1919, le fronton prendra la forme qu’on lui connaît en 1930, permettant ainsi à Apollon, dieu des arts, de veiller également sur la Cité ardente et de vous accueillir dès votre entrée.

Le théâtre décoré pour les fêtes de la victoire en juillet 1919 – p.39 « Le Théâtre de Liège » de Marchesani.

 

Au départ, l’Opéra est dépourvu de toute décoration en façade.  C’est en 1919, en vue des célébrations de l’Armistice, qu’un ornement vertical et triangulaire, le fronton, semblable à ceux des temples grecs, est apposé au-dessus de l’entrée de l’édifice. Réalisé en plâtre par Oscar Berchmans et son cousin Jules, la décoration éphémère présente de nombreuses figures antiques. Mais ce n’est pas tout ! Trois statues sont également érigées dont la principale, représentant une femme drapée debout sur un globe et entourée de deux enfants, surplombe ce fronton. À cette époque, Apollon n’y figure toujours pas !

Onze ans plus tard, en 1930, à l’occasion du centenaire de l’indépendance de la Belgique et de l’Exposition internationale de Liège, une série de nouveaux travaux est entreprise sur le bâtiment. Cette fois, c’est Oscar, seul, qui est chargé de réaliser une nouvelle œuvre faisant écho au fronton provisoire de 1919.

Le fronton du Royal – « Le Théâtre de Liège » de Marchesani.

 

Il choisit de présenter deux déesses olympiennes assises aux côtés d’un dieu… Divinité de la lumière, de la musique et du chant, c’est Apollon, muni d’une lyre, qui fait son apparition sur la façade du Théâtre royal pour illuminer les visiteurs de ses rayons. À sa droite, Vénus, expression de l’amour du beau, caresse la joue de Cupidon. À sa gauche, la raison permettant la création et la mise en œuvre du beau s’illustre avec une Minerve à l’air pensif.

Fronton à la fois classique et moderne de par sa forme et sa composition, il se marie parfaitement avec le bâtiment dont l’ensemble, avec ses colonnes, dessine une façade de style néoclassique rendant hommage à l’Antiquité et sur laquelle Apollon pose le regard sur le compositeur liégeois André Modeste Grétry.

 


Rendez-vous la semaine prochaine pour un petit tour du côté de chez Grétry !

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