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1820-2020 : l’Opéra fête son Bicentenaire ! En attendant que la teneur de cet événement exceptionnel ne soit dévoilée, l’Opéra vous invite à retracer ses 200 ans d’histoire. Chaque semaine, un épisode vous fera voyager dans le temps.

De l’opérette et du wallon pour adoucir le temps

Année après année, depuis ses débuts et aujourd’hui encore, le Théâtre royal aime partager sa passion avec ses spectateurs et leur offrir des moments uniques qui enthousiasment et émerveillent les cœurs. Aussi sublimes que variées, de toute époque, de tout genre, brassant un large répertoire, les représentations se succèdent et sont l’occasion de multiples découvertes, de coups de cœur, d’histoires d’amour, comme celle de l’opérette, à l’affiche dès 1927, et au succès jamais démenti. Dans cet entre-deux-guerres, si Liège aime se distraire et rire avec l’opérette, elle est aussi fière de son patrimoine linguistique qui se chante aussi sur la scène du Théâtre royal.

Et l’opérette part à la conquête de la Cité ardente…

À l’aube des années 30, cet enthousiasme pour l’opérette se fait d’autant plus intense que ce genre devient un incontournable de la programmation du Théâtre royal.

L’année 1930 est riche en événements ! En plus d’organiser une nouvelle exposition internationale pour fêter le centenaire de l’indépendance, Liège organise le 50e anniversaire de la Chambre syndicale des entrepreneurs et des fournisseurs de travaux publics et civils. C’est à cette occasion qu’un nouveau titre de Franz Lehár, un des maîtres de l’opérette, prend vie sur scène, Paganini, nous contant l’histoire de la liaison amoureuse entre le violoniste au charme irrésistible, Niccolò Paganini, et la sœur cadette de Napoléon, Elisa Bonaparte, amoureuse des arts et du théâtre.

Autre témoignage de cette envie d’opérette et de ce succès : en 1932, l’ouverture de la saison du Théâtre royal est lancée avec un mois complet d’opérettes. Car si jusque-là, c’est un grand classique qui ouvrait les festivités, cette année-là, ce ne sont pas moins de quatre ouvrages qui sont donnés du 1er au 31 octobre et marquent ce prodigieux envol : Trois jeunes filles nues de Raoul Moretti, Flossie de Joseph Szulc, Pas sur la bouche de Maurice Yvain et Coup de roulis d’André Messager. Malgré une courte période de difficultés financières liées à la crise mondiale, qui débute aux Etats-Unis en 1929, la prospérité de l’opérette se confirme, si bien qu’à partir de la saison 1933-34, chaque saison de la maison liégeoise signe son ouverture soit avec un titre du genre, soit carrément avec un mois de foire complet dédié au répertoire.

 

Renforcement des vitres du Théâtre en 1941 au moyen de bandes de papier gommé afin de les protéger des vibrations causées par les bombardements – «Le Théâtre de Liège» de Marchesani, p.186

 

Alors qu’en 1939 l’activité lyrique est grandiose, la guerre éclate en Europe et n’entrave pas outre mesure la saison qui se poursuit. Quelques jours avant l’invasion de la Belgique, c’est L’Auberge du cheval blanc qui raisonne dans la salle. Bien que la vie liégeoise soit bouleversée par l’occupation allemande, le Théâtre royal continue d’offrir le réconfort des spectacles à son public. C’est d’ailleurs au cours de cette période que le compositeur Franz Lehár se voit consacré puisque dix de ses œuvres seront données au Théâtre royal, en quinze ans ! La saison 1942-43 affiche même deux de ses nouvelles créations : Eva, le 22 novembre 1942 et Frasquita, le 20 avril 1943

À Liège, on est fier de chanter aussi en wallon

Affiche en langue wallonne annonçant une soirée de théâtre wallon le 20 novembre 1897 – «Le Théâtre de Liège» de Marchesani, p.163

 

Alors que le cœur des Liégeois s’emballe pour l’opérette, les ouvrages en dialecte wallon ponctuent également l’affiche des saisons et sont l’occasion de quelques événements extraordinaires. C’est ainsi que le 13 septembre 1908, lors de la fête wallonne donnée à l’occasion du 20e anniversaire de la Fondation du théâtre wallon de l’Union des auteurs, le Théâtre royal présente la création de Moncheu l’député de Paul Gothier ainsi que la 300e de Çou qu’l’argint fait d’Henri Baron.

Grande soirée d’art wallon du 24 janvier 1913 – «Le Théâtre de Liège» de Marchesani, p.164

 

Durant l’entre-deux-guerres, cet attachement au wallon ne faiblit pas. Ainsi, pour clôturer sa saison estivale en septembre 1933, ce sont deux comédies wallonnes et la célébration du 30e anniversaire de la composition du Tchant des Walons que le Théâtre royal propose.

 


La semaine prochaine, retrouvez une nouvelle mise en beauté de la salle du Théâtre dans les années 1960.

Pour ne rien manquer de cette saison éclatante et partager sur les réseaux sociaux vos expériences avec l’Opéra Royal de Wallonie-Liège : #operaliege200

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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