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1820-2020 : l’Opéra fête son Bicentenaire ! En attendant que la teneur de cet événement exceptionnel ne soit dévoilée, l’Opéra vous invite à retracer ses 200 ans d’histoire. Chaque semaine, un épisode vous fera voyager dans le temps.

Nouveau vent de fraîcheur sur l’Opéra

Alors qu’en 1960, la majestueuse salle à l’italienne s’embellit à nouveau et la scène du Théâtre royal se modernise, dix ans plus tard, dans les années ’70, de nouveaux travaux continuent de peaufiner l’édifice d’une institution devenue alors « Opéra de Wallonie ». A cette époque, un nouveau genre fait une entrée fracassante et rafraîchissante sur la scène, Liège accueille les comédies musicales. Entre rénovations architecturales et nouveautés lyrico-musicales, comment l’Opéra se vit-il ?

Du neuf de tout côté…

En janvier 1970, l’objectif des travaux, annoncés sur une durée de 5 ans, est d’apporter quelques aménagements et améliorations dans une série de locaux. Pourtant la nouvelle cure de jouvence se prolongera jusqu’en 1982 et cela sans que l’activité lyrique ne soit interrompue !

Au sein de l’édifice, de nouvelles loges pour les artistes sont construites, le hall d’entrée est rénové, le foyer est modernisé et aménagé pour les réceptions culturelles et la décoration des couloirs est rafraîchie. Dans le même élan, les galeries et l’amphithéâtre sont remis à neuf, des ascenseurs sont installés et la largeur des fauteuils est augmentée faisant passer le nombre de places de 1.268 à 1.037.

Mais les changements s’étendent également hors des murs de l’Opéra ! Les ateliers, devenus trop petits, déménagent dans un immeuble de la rue des Tawes, propriété de la Ville de Liège. Même les locaux de la rue des Dominicains, derrière le Théâtre, sont reconstruits.

La décennie s’achève avec le remplacement du rideau de scène par un rideau à l’italienne électronique, qui s’ouvre alors en son centre pour remonter vers les côtés en drapé et apporte la touche finale à cette salle dite « à l’italienne ».

… même le nom change

Cette nouvelle salve de travaux, seulement dix ans après celle de 1960 (épisodes 10 & 11), est ponctuée d’un autre changement significatif.

Figure 1 – Livret des représentations de Histoires d’opérettes sur lequel apparaissent les diverses localisations du Centre lyrique de Wallonie (Palais des Beaux-Arts de Charleroi, Théâtre royal de Liège, Théâtre royal de Mons et Grand Théâtre de Verviers)– «Le Théâtre de Liège» de Marchesani,p.217

 

Alors que l’Opéra est géré et financé par l’Etat mais surtout par la municipalité, des difficultés commencent à poser question en 1964. Jusqu’alors la première scène lyrique de Wallonie est sous la tutelle de la Ville. Après plus de deux ans de réflexion et de négociation, un nouveau statut est créé le 16 mai 1967 : l’Asbl « Opéra de Wallonie » qui lui permet de disposer de sa propre personnalité juridique. L’association sans but lucratif, qui regroupe les villes de Liège, Mons et Charleroi, dispose alors d’un conseil de gestion et d’un conseil d’administration comme une entreprise. Deux ans plus tard, la ville de Verviers adoptera les statuts de l’institution. C’est donc naturellement que le nouveau centre névralgique de l’Opéra de Wallonie se doit de proposer des installations dignes de ce nom à son public grandissant.

Broadway s’invite à Liège

Alors que le nouvellement nommé Opéra de Wallonie se rénove et se modernise toujours pour la joie de son public, ce dernier découvre avec émerveillement les comédies musicales !

Dès le 26 mars 1971, la scène dévoile la première création liégeoise Hello Dolly de Jerry Herman. Le succès est immédiat ! Les années suivantes, l’Opéra met à l’affiche le célèbre Oklahoma ! et La Mélodie du bonheur, deux immenses succès de Rodgers et Hammerstein.

Figure 2 – Oklahoma ! sur la scène du Royal, octobre 1977 – «Le Théâtre de Liège» de Marchesani,p.215

 

Par la suite, de nombreuses autres comédies musicales voient le jour en cité ardente, même des créations de Broadway sont représentées dont les reconnus My fair lady (1993), Chantons sous la pluie (1999) ou encore Titanic (2000).

 


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